20eme arrondissement Paris révolutionnaire

Cellule de la prison de la Grande Roquette

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51, rue du Borrego, 20ème

Une grille et une porte exposées derrière l’Eglise Notre-Dame-des-Otages, c’est ce qu’il reste aujourd’hui de la prison de la Grande Roquette. Initialement située au 166 rue de la Roquette, elle faisait face à celle de la petite roquette et « accueillait » jusqu’en 1899 des détenus à perpétuité ou des condamnés à mort. Le 24 mai 1871, six des détenus, otages du peuple de Paris, furent délogés de la prison par les communards et furent tous fusillés sur le chemin de ronde du bâtiment. Il s’agissait de l’Archevêque de Paris, du curé de la Madeleine, de 2 pères jésuites, d’un aumônier et du président-sénateur de la chambre à la Cour de cassation. Le 24 mai, les communards, sortirent cette-fois-ci 49 otages de leur cellule pour les conduire au poste de commandement des fédérés, rue Haxo, sous les vociférations et les cris de mort du peuple. Arrivée à la cité Vincennes (aujourd’hui nommée la Villa des Otages), la foule ne put contenir sa rage et massacra les otages : 33 gardes de Paris, 2 gendarmes, 4 civils et 10 ecclésiastiques.

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En souvenir de ces événements tragiques, les pères jésuites instaurèrent, en 1872, l’oeuvre d’expiation du massacre des otages. En 1886, ils acquirent le terrain où était située la prison de la Grande Roquette et achetèrent par la même occasion les cellules où étaient incarcérés l’archevêque de Paris et les 2 pères jésuites. Aucun détenu n’avait occupé la cellule de l’archevêque depuis sa mort. Les religieux décidèrent de les transférer rue Haxo pour reconstituer l’espace carcéral dans un bâtiment bas en fond de cour donnant sur le 51 rue Borrego. De cette reconstitution ne restent aujourd’hui que la porte et la grille d’une des cellules, le pavillon bas ayant été détruit en 1960 pour laisser place à des logements ouvriers et une MJC.

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La grille et la porte de l’une des cellules de la prison de la Grande Roquette visibles en fond de cour à gauche.

Voir aussi : L’Abbaye des cinq pierres

A propos de l'auteur

Gino

Gino

Ma soif de savoir et de curiosité m'a poussé à découvrir Paris d'une autre façon, à travers ces petits vestiges, trop souvent ignorés, qui, pourtant, font partie intégrante du patrimoine de la ville et racontent des histoires passionnantes, parfois tragiques, parfois loufoques.

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