4eme arrondissement Paris révolutionnaire Vestiges architecturaux

Pan de mur de la Prison de la Force

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22 rue Pavée, 4ème

Le pan de mur vermiculé visible au 22 rue Pavée et jouxtant la bibliothèque historique de la ville de Paris est le vestige d’un pilier de renfort du mur qui séparait la Prison de la Petite Force de l’Hôtel de Lamoignon. Il été découvert en 1905 lors de l’évacuation d’un chantier de bois. La Prison de la Force était séparée en deux cloisonnements distincts : la Prison de la Petite Force destinée aux « femmes de mauvaise vie » et la Prison de la Grande Force pour les hommes condamnés à des délits civils et de dettes. A l’origine, la rue Pavée fut le lieu de vie de Charles d’Anjou, roi de Sicile et dernier fils du roi de France Louis VIII qui y construisit son hôtel particulier, morcelé par la suite en 1652 puis en 1698. Le morceau situé rue Pavée devint l’Hôtel du duc de la Force. Acheté en 1754 par le Ministère de la Guerre, il fut transformé en maison de détention en 1780 sous le nom de Prison de la Force. Durant la Révolution, ce lieu devint une prison politique. Madame de Lamballe, princesse de la Maison de Savoie, fut notamment enfermée dans la Prison de la Petite Force et assassinée le 3 septembre 1792 par des sans-culottes qui promenèrent sa tête sur une pique jusqu’au donjon du Temple puis au Palais Royal. Les Prisons de la Petite et Grande Force furent fermées et démolies en 1845 pour être remplacées par la Maison d’arrêt cellulaire, plus communément appelé Prison Mazas.

+ d’infos : wikipedia.org (Prison de la Force)

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Cour intérieure de la Prison de la Grande Force (1827) –  © Musée Carnavalet

Cour intérieure de la Prison de la Petite roquette - Source : gravure, imprimeur Beillet et Forestier, quai de la Tournelle 35. © Musée Carnavalet

Cour intérieure de la Prison de la Petite roquette – © Musée Carnavalet

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Prison de La Grande Force et la borne sur laquelle fut décapitée Madame de Lamballe – Source : Dessin de M. Polémon, greffier de la la Prison de la Force en 1808 © Musée Carnavalet

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Plan des Prisons de la Force – © Musée Carnavalet

 


A propos de l'auteur

Gino

Gino

Ma soif de savoir et de curiosité m'a poussé à découvrir Paris d'une autre façon, à travers ces petits vestiges, trop souvent ignorés, qui, pourtant, font partie intégrante du patrimoine de la ville et racontent des histoires passionnantes, parfois tragiques, parfois loufoques.

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