Vestiges architecturaux

Vestiges à la gloire de l’empire colonial

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45 bis Avenue de la Belle Gabrielle, Nogent-sur-Marne (1er chemin à droite)

Le journal La Dépêche Coloniale Illustrée lança l’idée, le 15 juin 1909, d’édifier, à Paris, un monument à la gloire de l’expansion coloniale française. Jean-Baptiste Belloc, alors sculpteur officiel du ministère des colonies, s’investit dans le projet, soutenu par Eugène Etienne, député d’Oran et chef de file du parti colonial. Il proposa un monument avec notamment des sculptures figuratives représentant la France métropolitaine et les colonies d’outre-mer. Le projet ne suscite que peu d’engouement et ne sera finalement pas retenu. En 1913, ce même journal sortit 2 pages signées des membres d’un comité de patronages favorable à la construction d’un autre monument s’inspirant du projet originel proposé par Jean-Baptiste Belloc. Ce dernier fit une autre proposition en forçant sur le symbolisme. avec 3 sculptures représentant un arabe enturbanné, un africain torse nu et une séduisante asiatique.

L’édifice enfin terminé qui devait être installé sur l’avenue de Rapp dans le 7ème arrondissement n’a finalement pas pu trouver un pied à terre définitif. D’abord érigé dans le Jardin Colonial au Bois de Vincennes, il fut déplacé en 1922 à la Porte Doré dans le cadre de l’exposition coloniale de 1931. En 1949, en plein débat sur la décolonisation, le monument fut transféré sur l’esplanade du Château de Vincennes pour retourner à son point de départ, au Jardin Colonial. Les statues furent dispersées dans tout le parc pour ensuite être regroupées dans l’actuel Jardin tropical de Paris. Aujourd’hui, vous pouvez découvrir ces statues, quelque peu dégradées, en bordure du chemin de droite après l’entrée du jardin et avant la Porte Chinoise, autre vestige symbolique de l’époque coloniale. Présentées en arc de cercle, une statue de la République Française avec son coq gaulois est représentée ainsi que trois autres sculptures de la civilisation des empires coloniaux (une statue antillaise, africaine et asiatique). Ce « grand projet », aujourd’hui réduit à des fragments de vestiges cachés par la végétation, illustre bien le passé mouvementé de la France coloniale.

+ d’infos : persee.fr (colonies et commémoration)

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Visiblement, une statue asiatique représentant l’Indochine française

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Le coq Gaulois, symbole de la République Française

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Ils ont pris sa tête mais pas ses bijoux…

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Femme représentant la République

A propos de l'auteur

Gino

Gino

Ma soif de savoir et de curiosité m'a poussé à découvrir Paris d'une autre façon, à travers ces petits vestiges, trop souvent ignorés, qui, pourtant, font partie intégrante du patrimoine de la ville et racontent des histoires passionnantes, parfois tragiques, parfois loufoques.

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