Au 9 rue Notre-Dame-de-Lorette, une plaque « Eau et gaz à tous les étages » est restée sur la façade. Quelques mots seulement, mais tout un programme de modernité domestique.
À la fin du XIXe siècle, disposer de l’eau et du gaz directement dans les logements n’a rien d’anodin. La formule devient un argument suffisamment parlant pour être utilisée comme raccourci du confort moderne. Émile Zola l’emploie déjà dans Pot-Bouille, publié en 1882, lorsqu’un architecte vante un immeuble en lançant simplement : « Eau et gaz à tous les étages. »
Ces plaques de façade servaient donc à rendre visible une amélioration qui, elle, se cachait derrière les murs : canalisations, colonnes montantes et équipements domestiques. Le Pavillon de l’Arsenal a d’ailleurs repris cette expression comme titre d’une exposition consacrée à un siècle d’évolution du logement parisien.
La date exacte de cette plaque n’est pas documentée avec certitude. C’est justement ce qui impose de rester prudent : elle témoigne bien d’un temps où afficher l’eau et le gaz constituait un argument commercial, sans qu’il soit nécessaire de lui inventer une année précise.




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