Au 70 rue de Rivoli, le numéro de l’immeuble n’était pas seulement destiné à être lu en plein jour. Sa forme en saillie appartient à une famille de numéros lumineux conçus pour être visibles la nuit.
Un exemplaire conservé au musée Carnavalet permet de comprendre le système. Le boîtier forme un prisme triangulaire : ses faces métalliques sont ajourées autour du chiffre et complétées par du verre. À l’intérieur, un bec de gaz éclairait le numéro.
L’allumage était assuré par l’allumeur de réverbères au cours de la même tournée que l’éclairage public. Contrairement à ce qu’affirmait l’ancienne fiche, ces numéros n’ont pas été rendus obligatoires pour tous les immeubles parisiens à partir de 1870 : le musée précise que leur installation fut imposée pendant plusieurs décennies aux bâtiments construits sur des terrains rachetés à la Ville.
En 1894, l’ingénieur Henri Maréchal en comptait environ 700 à Paris. Plusieurs exemplaires subsistent encore, même si presque aucun ne s’allume. Celui de Rivoli garde donc la mémoire d’une époque où même l’adresse participait à l’éclairage de la ville.




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