Sur l’une des colonnes de la gloriette de Buffon, une phrase est encore gravée dans le métal : « Dieu Seigneur Éternel, rendez-nous victorieux, confondez les Prussiens ».
La gloriette elle-même est parfaitement documentée par le Muséum national d’Histoire naturelle : construite en 1786-1787 sur les dessins d’Edme Verniquet, elle domine toujours le grand labyrinthe du Jardin des Plantes.
Pour le graffiti, la situation est plus délicate. Plusieurs publications l’attribuent au siège de Paris de 1870, parfois à un berger ou à un vacher présent au Jardin des Plantes. Mais aucune source institutionnelle retrouvée à ce jour ne permet de confirmer cette datation précise ni l’identité de son auteur.
Le 24 septembre 2026, les Bibliothèques du Muséum m’ont répondu après avoir vérifié plusieurs pistes : des ouvrages sur l’histoire du Jardin des Plantes, un ouvrage consacré au belvédère du labyrinthe, le fonds Chevreul contenant des documents relatifs au siège de Paris (Ms Ch 43) et les rapports du poste des surveillants couvrant 1858-1878 (Ms Ch 44). Aucun de ces documents ne mentionne l’inscription.
Le texte gravé est donc bien là, et son contenu est compatible avec un contexte de conflit contre la Prusse, mais son attribution précise au siège de Paris de 1870 reste non confirmée par les sources consultées à ce jour. Quant à l’histoire du berger ou du vacher, elle doit être considérée comme une tradition non documentée tant qu’une source plus solide n’a pas été retrouvée.





CommentairesVoir ou ajouter un commentaire
Ajouter un avis