Au 13 rue Payenne, je tombe sur une inscription qui semble déjà en train de disparaître. Le message est abîmé, discret, et je me surprends à le lire comme on essaie de sauver quelques mots avant qu’ils ne s’effacent complètement.
L’inscription mentionne une fabrique de bronze et luminaires de tous styles. Elle rappelle un métier, une vitrine, une adresse de quartier — tout un petit monde artisanal dont il ne reste plus qu’une phrase accrochée au mur.
Ce vestige n’a rien de monumental, et c’est ce qui le rend touchant. Il garde simplement la mémoire d’un commerce ordinaire, de ceux qui faisaient vivre la rue avant de s’effacer presque entièrement.





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