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Itinéraire Google Maps
Localisation
  • Adresse de départ : Prom. Jacques Baumel
  • Métro / RER : Tramway 2 arrêt Suresnes-Longchamp Transilien SNCF arrêt Suresnes Mont-Valérien
  • Bus : Ligne 93 : Suresnes de Gaulle – Esplanade des Invalides
Infos pratiques
  • Distance :
    4,5 km
  • Durée moyenne balade :
    1h15
  • Non adapté aux personnes handicapées
La balade

Bénéficiant d’une situation privilégiée en bordure de Seine, la ville de Suresnes est située face au Bois de Boulogne et s’étend jusqu’à la colline du Mont-Valérien qui est le point culminant de la région parisienne avec 162 mètres d’altitude.

Cette balade chargée d’histoire nous emmène au coeur d’un riche patrimoine urbain datant du XXe siècle en 2h de marche. Partons à la découverte de l’histoire de cette ville pleine de vestiges atypiques !

Un peu d’histoire

La ville de Suresnes était un domaine royal cédé en 918 par Charles le simple au comte de Paris, Robert. A la fin du XVIe siècle, Henri IV y tenait ses conférences célèbres devant les catholiques de l’armée royale. Pendant la Première Guerre Mondiale, c’est Suresnes qui devient l'un des principaux centres de fabrication d'obus. Henri Sellier, maire de la ville pendant deux décennies, fait construire la cité-jardin de Suresnes, les premiers logements à bas prix et l’École de plein air destiné aux enfants malades. La ville, chargée d’histoire, possède un riche patrimoine culturel et architectural que l’on prend plaisir à découvrir au cours d’une promenade de 2h. 

A la découverte du passé viticole du territoire

La ville possède le premier et le plus grand vignoble francilien situé sur 1 hectare. Planté sur le Mont Valérien, deux cépages composent cette vigne : le Chardonnay et le Sauvignon. Le vignoble existait déjà sous l'occupation romaine. Très vite le vin de Suresnes a acquis une forte notoriété et est devenu l'un des vins préférés de François Ier et Henri IV. Jusqu'au XVIIème siècle, il sera considéré comme le meilleur cru d'Ile-de-France. Une vraie curiosité aux abords de Paris où vous pourrez d’ailleurs vous initier à la production de vin !

©Office de tourisme de Suresnes

Le Mémorial de la France combattante

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, le fort du Mont-Valérien fut le théâtre de l'exécution de milliers de prisonniers et d’otages par les Allemands. C'est aussi dans ce fort que l’auteur et résistant français Jacques Decour est mort pour la France en 1942, fusillé par les nazis. Aujourd’hui, le Mémorial de la France combattante construit sur le Mont Valérien est devenu un haut-lieu de mémoire nationale en hommage aux résistants et déportés de la Seconde Guerre Mondiale. Au milieu de l’esplanade du monument, une grande croix de Lorraine indique l’entrée de la crypte où reposent les 16 combattants. Devant la croix, une flamme jaillit dans un brûloir de façon continue. Le long du mur, 16 hauts-reliefs symbolisent les différentes formes des combats pour la Libération : Alsace de Joseph Rivière ou Bir Hakeim de Raymond Martin. Chacune de ces oeuvres que vous pourrez admirer le long du mur lors de votre balade répondent aux 16 morts pour la France inhumés dans la Crypte. Chaque sculpture a illustré un événement, un combat de la France, avec sa propre sensibilité. 

Le Mont-Valérien

Lieu incontournable lors d’une randonnée dans la ville de Suresnes et qui invite à ralentir le pas, le Mont Valérien attire très rapidement les militaires et les religieux au début de son histoire. Dès le XVe siècle, plusieurs laïcs souhaitant mener une vie solitaire faite de méditations investissent la colline. Auparavant lieu de culte, où on venait faire pénitence lors de pèlerinage, le Mont se transforme en lieu stratégique lors des différents combats qui touchent la France. La position du fort, construit à partir de 1840 pour protéger Paris, menaça les troupes prussiennes lors de la guerre de 1870. Aujourd’hui, le fort abrite le 8e régiment de transmissions et le musée de la colombophilie militaire. Vestiges de son passé religieux, deux cimetières datant du XIXe siècle et aujourd'hui abandonnés occupent le lieu : Midi-Notre-Dame-des-Sept-Douleurs réservé aux ecclésiastiques et Nord-Saint-Joseph pour les laïcs. Ces deux endroits sont séparés par l’escalier "des cent marches". Depuis ce lieu historique, ne manquez pas la magnifique vue sur Paris et ses monuments qu’elle offre. 

©Office de tourisme de Suresnes

Le cimetière militaire américain

Inauguré en 1919, ce cimetière emblématique renferme les tombes de milliers de militaires américains décédés pendant la Première Guerre Mondiale ainsi que des soldats inconnus décédés pendant la Seconde Guerre Mondiale. Il est d’ailleurs le seul cimetière militaire américain d'Europe qui associe les deux guerres mondiales. L’alignement exact des croix en marbre blanc et le cadre de verdure qui les entourent créent une ambiance calme et sereine au sein de ce lieu de recueillement. Une chapelle conçue par les architectes américains Charles, William et Geoffrey Platt est dédiée à la mémoire des victimes des deux conflits mondiaux. 

Le village anglais

Prenez enfin la rue Diderot, près de la Place du Général Leclerc ou encore l'avenue de la Belle-Gabrielle et là vous vous retrouvez face à un village anglais au coeur d’une banlieue parisienne ! Ce lieu insolite est un ensemble architectural avec des maisons mitoyennes colorées, en brique rouge et toutes alignées. Un vrai plaisir visuel et de quoi prendre de belles photographies au cours de votre balade ! Ce quartier atypique, à ne pas manquer durant votre promenade, date de 1923 et a été construit sur le site de l'ancienne teinturerie Meunier, disparue au cours du XIXe siècle. Certaines de ces maisons comportent un jardin situé côté rue. Dépaysement british garanti !

©Laurence Masson
Mes sources
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