À la station Bastille, la ligne 5 traverse littéralement l’emplacement de l’ancienne forteresse. Sur le quai direction Bobigny–Pablo Picasso, un pan de maçonnerie n’est pas un décor : il appartient à l’ancien mur de contrescarpe du fossé de la Bastille.
La forteresse, commencée sous Charles V au XIVe siècle, était entourée de fossés. Après sa prise le 14 juillet 1789 puis sa démolition, l’essentiel disparaît rapidement du paysage parisien. Mais le sous-sol, lui, conserve des morceaux que les grands travaux du métro vont retrouver.

Lors de la construction du métro au début du XXe siècle, les ouvriers rencontrent plusieurs vestiges de la Bastille. La RATP conserve aujourd’hui dans la station le mur de contrescarpe visible sur le quai de la ligne 5, ainsi qu’un autre fragment de mur et un marquage au sol qui matérialise l’emprise de l’ancienne forteresse. Le même chantier de métro a aussi révélé les fondations de la tour de la Liberté, remontées square Henri-Galli.
Le plus étonnant est donc moins que la Bastille ait disparu que le fait qu’un morceau de ses fossés accompagne encore les voyageurs chaque jour. Il suffit simplement de savoir qu’il ne s’agit pas d’un vieux mur quelconque.





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