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Le pavillon de la Guyane est devenu un laboratoire de génétique

Derrière sa porte et sa plaque « Massibot », cet ancien pavillon de l’exposition coloniale de 1907 raconte trois vies : vitrine impériale, lieu de convalescence et laboratoire de génétique.

Pavillon de la Guyane, Jardin d’agronomie tropicale René-Dumont, 45 bis avenue de la Belle-Gabrielle, 75012 Paris, France

1907 — pavillon colonial ; transformations vers 1925

Vérification sur place :
juin 2026
Le pavillon de la Guyane est devenu un laboratoire de génétique

À regarder sur place

  • Repère la petite plaque « PAVILLON J. A. MASSIBOT » à droite de la porte, puis compare les briques rouges et claires, les fenêtres grillagées et le porche en bois. Sur le panneau n° 23, observe la photographie ancienne du pavillon et les trois usages successifs (1907, 1914-1918, vers 1925).

À droite de la vieille porte, une petite plaque indique « PAVILLON J. A. MASSIBOT ». Pourtant, ce bâtiment de brique rouge et claire ne porte pas son nom d’origine. Au jardin d’agronomie tropicale, il était d’abord le pavillon de la Guyane, construit pour l’exposition coloniale de 1907.

Cette exposition présentait les territoires dominés par la France à travers une mise en scène de leur économie, de leurs productions et de l’empire colonial. Ici, le public découvrait notamment des bois précieux, des écorces riches en tanins et des maquettes évoquant l’extraction de l’or. Une photographie du pavillon prise vers 1907 figure encore sur le panneau de visite. Le bâtiment subsistant a toutefois été transformé depuis : ses murs actuels ne restituent pas nécessairement à l’identique son aspect de l’exposition.

Pendant la Première Guerre mondiale, le jardin change de fonction et accueille un hôpital pour les troupes coloniales. Le panneau placé devant le pavillon précise qu’entre 1914 et 1918, des sous-officiers soignés dans le jardin y passent leur convalescence. Même bâtiment, tout autre usage.

Vers 1925, nouvel épisode : le pavillon est agrandi et transformé en laboratoire de génétique. Son nom actuel rappelle Joseph-Alfred Massibot (1911-1948), spécialiste des méthodes statistiques d’expérimentation agricole. L’inscription visible sur la façade atteste cet hommage, mais la date exacte à laquelle elle a été posée reste à établir.

Panneau patrimonial n°23 du pavillon de la Guyane retraçant ses usages en 1907, 1914–1918 et vers 1925
Le panneau de visite identifie l’ancien pavillon de la Guyane et retrace ses usages en 1907, pendant la Grande Guerre puis vers 1925. Photographie personnelle, 16 juin 2026.

Regarde aujourd’hui les briques bicolores, les fenêtres protégées par des grilles, les bois du porche et l’enduit usé autour de la porte : ce bâtiment a connu plusieurs vies sans disparaître. Le pavillon de la Guyane figure parmi les édifices du jardin inscrits au titre des monuments historiques en 1994. Une petite façade qui raconte à la fois la propagande coloniale, la guerre et les recherches agronomiques du XXe siècle.

Sources et vérification

Solidité de l’affirmation historique

Établi

Les éléments importants sont directement documentés par une ou plusieurs sources particulièrement solides : archives, document primaire, base patrimoniale officielle ou ensemble de sources indépendantes ne laissant pratiquement aucune incertitude significative.

Vérification sur place : juin 2026Cette date concerne la dernière vérification sur le terrain, indépendamment du niveau de preuve historique.

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