Île-de-Bréhat · Gravures & graffitis

La porte gravée de 1611 de la maison Floury

Dans le bourg de Bréhat, une porte de granite conserve encore l’inscription « COLIN FLOURY MA FAICT FAIRE 1611 », qui permet de dater la maison Floury depuis plus de quatre siècles.

Le Bourg, 22870 Île-de-Bréhat, France

1611 — début du XVIIe siècle

Vérification sur place :
septembre 2026
La porte gravée de 1611 de la maison Floury

À regarder sur place

  • Regarde surtout le couvrement en granite au-dessus de la porte : l’inscription « COLIN FLOURY MA FAICT FAIRE 1611 » est encore parfaitement lisible. Observe aussi la forme en anse de panier de l’arc et le chanfrein des pierres. Le vantail et les ferrures ne sont pas documentés comme datant de 1611 : c’est bien la maçonnerie gravée qui constitue le vestige sûr.

Dans le bourg de Bréhat, une petite porte de granite pourrait presque passer pour un simple détail de vieille maison. Sauf qu’elle a eu la bonne idée de laisser sa carte d’identité directement dans la pierre : « COLIN FLOURY MA FAICT FAIRE 1611 ». Plus de quatre siècles plus tard, difficile de faire plus clair.

L’Inventaire général du patrimoine identifie cette porte comme celle du mur de clôture de la maison Floury. La demeure est datée de 1611 précisément grâce à cette inscription et Colin Floury y est indiqué comme commanditaire. La porte est décrite comme un arc en anse de panier chanfreiné, aménagé dans le haut mur de granite bordant la propriété.

Le dossier thématique de l’Inventaire de Bretagne va un peu plus loin : il range la demeure parmi les « maisons dites de corsaire » de Bréhat et la désigne comme la maison du corsaire Floury. C’est une information intéressante, mais qui mérite de rester exactement formulée ainsi : les sources consultées ne permettent pas de raconter sérieusement les exploits personnels de Colin Floury. Inutile donc de lui inventer trois abordages, deux trésors et un perroquet pour rendre la pierre plus sympathique.

La propriété est aujourd’hui privée, mais la porte et son inscription restent visibles depuis le chemin. Le vantail rouge et les ferrures ont pu évoluer au fil du temps ; en revanche, l’élément patrimonial documenté par l’Inventaire est bien le couvrement en granite gravé de 1611. C’est lui qu’il faut regarder : une signature vieille de plus de quatre cents ans qui continue tranquillement à donner le nom de son commanditaire aux passants.

Sources et vérification

Solidité de l’affirmation historique

À vérifier

Les informations disponibles sont insuffisantes, contradictoires ou ne permettent pas actuellement de présenter l’interprétation comme suffisamment établie.

Vérification sur place : septembre 2026Cette date concerne la dernière vérification sur le terrain, indépendamment du niveau de preuve historique.

Sources et bibliographie

Sources principales

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