Au 14 rue des Trois-Portes, une petite niche taillée dans la façade attire à peine l’œil. Elle est traditionnellement identifiée comme un vestige de l’ancien éclairage public à l’huile.
À Paris, les lanternes à chandelle sont progressivement remplacées au XVIIIe siècle par des réverbères à huile. La Ville rappelle qu’ils fonctionnent notamment à l’huile de colza et qu’ils nécessitent l’intervention régulière des allumeurs de réverbères pour les allumer, les éteindre, les nettoyer et les entretenir. Le gaz commence ensuite à les supplanter au XIXe siècle.
Pour cette niche précise, les sources topographiques l’associent au mécanisme d’une ancienne lanterne ou à son dispositif de manœuvre. En revanche, je n’ai trouvé aucune documentation institutionnelle permettant de dater précisément cette installation ni de confirmer l’ancienne affirmation selon laquelle il ne resterait que deux exemplaires de ce type à Paris.
Le détail reste parlant : un simple creux dans un mur suffit à rappeler qu’avant les candélabres, les câbles et les LED, éclairer Paris demandait beaucoup d’huile… et quelqu’un pour venir s’en occuper chaque soir.





Michel
15 février 2017 à 9 h 21 minBonjour,
Je connais le « vestige » de la rue des Grands Augustins. Pouvez-vous m’indiquer de quand date ce système d’éclairage et combien de temps il a duré? je n’ai pas réussi à trouver sur Internet ni sur ma propre documentation.
gino
16 février 2017 à 23 h 23 minBonjour Michel et merci pour votre commentaire. En creusant un peu plus le sujet, je dirais que ce système d’éclairage a été le seul sur Paris pendant toute la 2nde moitié du 18ème siècle (créé en 1744 par Châteaublanc et récompensé par l’Académie des sciences, 20 ans plus tard). Ces deux vestiges dont celui de la rue des Grands Augustins doivent dater de cette période. Désolé de ne pouvoir être plus précis mais je manque également d’information…