À droite d’une entrée de la Cartoucherie de Vincennes, route du Champ-de-Manœuvre, une petite structure de béton ressemble à une casemate. Elle est bien réelle ; son histoire précise, elle, reste à établir.
Le contexte militaire du lieu est solide. La Cartoucherie est fondée en 1874 dans un vaste ensemble consacré aux essais, à la fabrication et au stockage de matériel militaire. Pendant l’Occupation, le Service historique de la Défense documente des entrepôts allemands répartis entre la Cartoucherie et le polygone ainsi que des parcs de matériel protégés par des blockhaus dans le bois de Vincennes.
Ce contexte rend une origine militaire du XXe siècle plausible, mais il ne suffit pas à identifier cette structure précise. Aucune source retrouvée ne permet de dire qu’elle a été construite par l’armée allemande, qu’elle date des installations militaires du XIXe siècle ou qu’elle provient de l’Exposition coloniale de 1931. La peinture évoquant 1931 visible à l’intérieur n’est pas, à elle seule, un document de datation.
Le meilleur angle est donc aussi le plus simple : regarder ce béton pour ce qu’il est aujourd’hui, un objet historique non identifié avec certitude. Ce n’est pas moins intéressant ; au contraire, c’est un bon rappel qu’en histoire locale, savoir dire « on ne sait pas encore » vaut mieux qu’un bunker allemand inventé pour arranger le récit.





Roge
2 janvier 2025 à 17 h 28 minBonjour,
Cette étrange construction est un abri individuel anti-aérien. En cas de bombardement par la voie des airs, le ou les gardes qui sécurisaient l’entrée, pouvaient se réfugier rapidement dans cette structure qui les protégeaient des explosions des bombes, de leurs éclats ou de leur souffle. Une porte métallique ou en béton suivant les modèles fermée la structure et il ne restait que les meurtrières en contact avec l’extérieur. Ces constructions en métal ou en béton furent mise en place lorsque les Allemands ont senti le vent tourner en leur défaveur devant de nombreux édifices. On en trouve ou trouvait de nombreux dans les installations ferroviaires.
Gino
12 janvier 2025 à 10 h 46 minMerci Roge pour votre commentaire et les précisions que vous avez apportées !