Pour repérer ce vestige, il faut commencer par faire quelque chose qu’on fait rarement devant un commissariat : lever franchement les yeux.
Au sommet de l’immeuble du commissariat du 12e arrondissement, avenue Daumesnil, une série de treize sculptures monumentales entoure les étages supérieurs. Elles reprennent la silhouette de L’Esclave mourant de Michel-Ange.
L’original est un marbre réalisé à Rome entre 1513 et 1515 pour le projet du tombeau du pape Jules II. Abandonnée dans la version définitive du monument funéraire, la sculpture est finalement arrivée en France au XVIe siècle. Elle est aujourd’hui conservée au musée du Louvre.
Plus de quatre siècles plus tard, l’architecte Manuel Núñez Yanowsky reprend cette figure pour le bâtiment parisien construit au début des années 1990. La même silhouette est répétée à une échelle monumentale autour de la partie supérieure de l’édifice.
Le meilleur point de vue se trouve depuis la Coulée verte René-Dumont, au niveau de la rue de Rambouillet : sa hauteur permet de se retrouver presque face aux statues plutôt que de leur examiner le menton depuis le trottoir.
Un commissariat coiffé de treize géants inspirés de Michel-Ange : question discrétion administrative, on a déjà fait plus sobre.





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