Dans la 19e division du Père-Lachaise, le mausolée d’Élisabeth Alexandrovna Stroganoff-Demidoff domine le chemin du Dragon avec ses colonnes et son imposant soubassement.
Née en 1779, l’aristocrate russe épouse Nikolaï Demidoff en 1795. Elle meurt à Paris en 1818, à 39 ans. Son monument funéraire est ensuite déplacé et reconstruit à son emplacement actuel au XIXe siècle. Les symboles visibles sur le socle — notamment marteaux, zibelines et loups — renvoient à l’histoire et à la fortune de la famille Demidoff.

Le monument est surtout entouré d’une légende tenace : Élisabeth aurait promis sa fortune à quiconque accepterait de passer 365 jours et 366 nuits auprès de son corps. La presse de la fin du XIXe siècle relaie déjà cette histoire, au point de susciter de vraies candidatures envoyées au cimetière. En revanche, aucun testament authentifié ne confirme ce défi.
La légende est donc bien plus solide que sa preuve. C’est aussi ce qui fait le charme du lieu : un mausolée spectaculaire, une histoire documentée et, par-dessus, une couche de folklore funéraire particulièrement résistante.
Ce monument figure parmi les étapes de notre balade au Père-Lachaise, aux côtés d’autres tombeaux singuliers.






Fogey
12 novembre 2024 à 7 h 20 minMerci vraiment tres interessant n a t elle pas été incinérée
Gino
13 novembre 2024 à 21 h 55 minMerci pour votre commentaire 🙂 Non, la comtesse n’a pas été incinérée. Après son décès le 8 avril 1818 à Paris, elle a été inhumée au cimetière du Père-Lachaise dans ce somptueux mausolée de marbre blanc.