Près du boulevard Saint-Michel, le monument à Stendhal porte au revers de son socle plusieurs éclats dans la pierre. Ils sont souvent présentés comme des impacts laissés par les combats de la Libération de Paris.
Le contexte, lui, ne fait aucun doute. Le 25 août 1944, le Palais et le Jardin du Luxembourg sont au cœur d’un affrontement important. Les archives du Sénat décrivent une garnison allemande d’environ 600 hommes, renforcée par des SS et des policiers, tandis que les FFI et les chars de la 2e DB progressent notamment par le boulevard Saint-Michel. Le Sénat précise que des traces d’obus et de rafales subsistent dans le secteur, de l’Orangerie à l’École des Mines. Pour comparer, les murets du Jardin du Luxembourg portent des marques que Paris Musées relie explicitement aux combats d’août 1944.
Le monument à Stendhal était déjà là : décidé en 1911, réalisé avec un médaillon confié à Auguste Rodin et une architecture de Charles Plumet, il est inauguré le 28 juin 1920.
En revanche, aucune source institutionnelle retrouvée ne relie formellement chaque éclat visible sur son socle aux tirs du 25 août 1944. L’attribution est donc plausible au vu du lieu et des combats, mais non démontrée. Ici, l’Histoire a probablement laissé des marques ; elle a juste oublié de signer les trous.





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