6ème arrondissement · Odéon · Vestiges de guerre

La façade de l’École des Mines porte les traces de deux guerres

La façade de Mines Paris – PSL conserve les traces de 1918 et de 1944. La plaque indique le 20 janvier 1918, alors que les archives situent le bombardement au 30 janvier : une probable erreur de gravure encore en cours de vérification.

60 boulevard Saint-Michel, 75006 Paris, France

20 janvier 1918 et 25 août 1944

Vérification sur place :
mars 2019
La façade de l’École des Mines porte les traces de deux guerres

À regarder sur place

  • Observe les impacts dans la pierre puis lis la plaque mentionnant le 20 janvier 1918. Compare cette date avec l’histoire documentée du bombardement : c’est ici que le vestige devient aussi une enquête d’archives.

Au 60 boulevard Saint-Michel, la façade de Mines Paris – PSL conserve des impacts liés à deux périodes de guerre. Une plaque les rattache au bombardement de Paris de 1918 et aux combats de la Libération du 25 août 1944.

Pour 1918, les archives sont précises : l’historique de l’École des Mines indique que trois bombes allemandes de 100 kg sont tombées devant l’établissement le 30 janvier 1918 à 23 h 35, à quelques mètres seulement du mur. Des photographies conservées par la BnF, prises le 31 janvier, montrent les dégâts dès le lendemain.

Or la plaque visible sur la façade porte la date du 20 janvier 1918. Contacté par Brèves d’Histoire, Ludovic Bouvier, archiviste à Mines Paris – PSL, estime lui aussi qu’une erreur de gravure est l’explication la plus probable. Il poursuit toutefois des recherches dans les archives architecturales de l’École. Cette explication reste donc une hypothèse très solide, mais pas encore une conclusion définitivement documentée.

Les marques de 1944 se superposent à ce premier épisode. Les photographies de 1918 sont aujourd’hui l’un des meilleurs moyens de distinguer ce qui était déjà présent avant la Libération, mais il serait imprudent d’attribuer chaque cavité actuelle à un projectile précis.

Un autre témoin matériel a même été retrouvé bien plus tard : lors d’un ravalement en 1999, une balle tirée contre la façade a été découverte. Mines Paris – PSL la conserve aujourd’hui dans l’une de ses vitrines.

Cette façade raconte donc deux guerres, mais aussi la manière dont on documente leurs traces : les pierres, les photographies d’époque, une balle conservée et une plaque dont la date elle-même fait encore l’objet d’une enquête.

Dans le même secteur, les murets du Jardin du Luxembourg conservent d’autres marques matériellement reliées aux combats d’août 1944.

Détail du vestige La façade de l’École des Mines porte les traces de deux guerres
Détail à observer sur place.
Sources et vérification

Solidité de l’affirmation historique

Attribution probable

L’interprétation est étayée par des éléments crédibles mais une incertitude réelle subsiste. Le texte de la fiche doit lui-même conserver une formulation prudente.

Vérification sur place : mars 2019Cette date concerne la dernière vérification sur le terrain, indépendamment du niveau de preuve historique.

Sources et bibliographie

  1. Annales des Mines — L’École des mines par Gabriel Chesneau : bombardement du 30 janvier 1918 à 23 h 35
  2. Bibliothèque nationale de France — photographies du raid du 31 janvier 1918 à l’École des Mines
  3. Correspondance avec Ludovic Bouvier, archiviste à Mines Paris – PSL, 16 septembre 2026 — hypothèse d’une erreur de gravure et information sur la balle retrouvée lors du ravalement de 1999.
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Commentaires1Voir ou ajouter un commentaire
  • Leo
    21 février 2022 à 13 h 52 min

    Merci!

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