Dans les arcades de la rue de Castiglione, une petite plaque métallique scellée dans la pierre attire à peine le regard. On y distingue un numéro, la lettre « P » et un emblème évoquant Paris.
L’ancienne version de cette fiche l’identifiait comme une plaque d’identification de lanterne, destinée à localiser le point lumineux pour la maintenance. Après nouvelle recherche, je n’ai pourtant retrouvé aucune source institutionnelle ou technique permettant de confirmer cette fonction ni de décoder précisément ses marquages.
Le contexte de l’éclairage parisien rend l’hypothèse plausible, mais ce n’est pas suffisant pour en faire un fait. Les équipements d’éclairage du XIXe siècle étaient nombreux et très codifiés ; le musée Carnavalet documente par exemple les numéros lumineux d’immeubles et la Ville de Paris le travail des allumeurs de réverbères, sans que ces sources identifient cette plaque précise.
La DHAAP de la Ville de Paris a donc été contactée le 22 septembre 2026 afin d’identifier l’objet, sa fonction, sa datation et la signification de ses symboles. En attendant, mieux vaut conserver le mystère plutôt que d’inventer un mode d’emploi.




Edouard
9 juin 2018 à 12 h 47 minBonjour,
Question: pourquoi certaine on la lettre V
gino
10 juin 2018 à 19 h 48 minBonjour Edouard,
Ta question est très intéressante et pour être tout à fait franc avec toi, je n’ai pas la réponse malgré mes recherches sur le sujet. En revanche, en se basant sur l’histoire de l’éclairage à Paris et en faisant preuve de bon sens, une piste mériterait d’être creusée. Comme tu le sais peut-être, ce n’est que sous le règne de Louis XIV que l’éclairage public moderne voit le jour, les réverbères fleurissent dans la capitale. La route Paris – Versailles, Versailles – Paris était un itinéraire souvent empreinté par Marie-Antoinette et le comte d’Artois, la nuit, et, par voie d’obligation, ce chemin devait être éclairé depuis Versailles pour prévenir tout acte de vandalisme ou d’agression. En 1777, ce chemin de lumière depuis la résidence royale se prolongeait jusqu’à l’Avenue de Vincennes : cinq lieues et demie de réverbères y était installés, un tracé d’environ 22 kilomètres de long ! A partir de là, je dirais que le « V » visible sur certaines plaques d’identification de lanterne correspondrait à la destination du tracé, en l’occurence « V » correspondrait à « Versailles » (route « Paris – Versailles »). Le « P » qui fait référence à « Paris » ferait référence au sens du tracé de Versailles vers Paris. Cette interprétation de l’Histoire ne se base sur aucune source fiable mais me semble plausible. Je t’encourage à participer à cet échange si jamais tu as une meilleure idée de la présence de ce mystérieux « V » sur certaines plaques en fonte dans le centre de Paris 🙂