Au 46 rue Jacob, il faut regarder assez haut pour voir que la Révolution s’est installée sur la façade. Au deuxième étage, deux figures coiffées du bonnet phrygien représentent la Liberté.
L’immeuble est construit sous le Directoire, entre 1795 et 1799. Le parcours historique de la Ville de Paris consacré à la Révolution souligne que certains propriétaires utilisent alors le décor de leur maison pour afficher leur adhésion à la nouvelle société.
La façade raconte pourtant quelque chose de plus ambigu qu’un simple manifeste républicain. Un étage plus bas, deux grandes niches accueillent des statues à l’antique. Elles témoignent du goût néoclassique, mais aussi de la richesse du propriétaire. Liberté révolutionnaire en haut, réussite bourgeoise en dessous : le Directoire tient presque tout entier sur quelques mètres de pierre.
Ces figures ne sont donc pas simplement deux « Marianne ». Le parcours municipal les identifie comme des allégories de la Liberté. Le bonnet phrygien suffit à faire passer le message, deux siècles après la pose du décor.





CommentairesVoir ou ajouter un commentaire
Ajouter un avis