Les chiffres romains et les repères de bronze autour de l’obélisque de Louxor ne sont pas décoratifs. Ils appartiennent à un immense cadran solaire dont l’obélisque sert de gnomon : son ombre se déplace sur la place et rencontre les lignes horaires tracées au sol.
L’idée remonte à 1913. L’astronome Camille Flammarion propose alors d’utiliser l’obélisque pour créer un cadran solaire monumental. La Première Guerre mondiale interrompt le projet.
Dans les années 1930, l’idée est reprise par Daniel Roguet avec l’appui de la Société astronomique de France. La Seconde Guerre mondiale met une nouvelle fois le projet en sommeil.
Le projet revient à la fin des années 1990. Les comptes rendus de la Commission des cadrans solaires de la Société astronomique de France documentent encore sa préparation en 1998, et le cadran est finalement réalisé en 1999.
Son intérêt pour BDH est justement là : ce n’est pas un vestige ancien, mais une trace matérielle contemporaine qui relie un monument antique, une idée scientifique du début du XXe siècle et un aménagement parisien de la fin du millénaire.
Attention : le cadran indique l’heure solaire, pas directement l’heure légale affichée sur ton téléphone.




Frattini
20 février 2024 à 12 h 44 minPour effectuer une correction entre l’heure lue sur le cadran solaire et l’heure moyenne (celle de nos montres décalée d’une heure ou deux en fonction de l’heure d’hiver ou d’été), il faut utiliser l’équation du temps.
Elle est parfois fourni sus forme de graphique ou d’analemme sur certains cadrans solaires.
https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89quation_du_temps#:~:text=L'%C3%A9quation%20du%20temps%20est,un%20quart%20d'heure%20environ.
Gino
20 février 2024 à 20 h 30 minMerci Fabrice pour cette précision qui complète la brève !