8ème arrondissement · Champs-Elysées

L’obélisque de la Concorde, aiguille d’un cadran solaire géant

Autour de l’obélisque de Louxor, chiffres romains, lignes et repères de bronze matérialisent depuis 1999 un cadran solaire monumental imaginé dès 1913.

Place de la concorde, paris

1999

Vérification sur place :
mars 2019
L’obélisque de la Concorde, aiguille d’un cadran solaire géant

À regarder sur place

  • Repère les chiffres romains et les bandes couleur bronze au sol, puis suis la direction de l’ombre de l’obélisque. Les lignes horaires convergent vers lui et permettent de comprendre immédiatement son rôle de gnomon.

Les chiffres romains et les repères de bronze autour de l’obélisque de Louxor ne sont pas décoratifs. Ils appartiennent à un immense cadran solaire dont l’obélisque sert de gnomon : son ombre se déplace sur la place et rencontre les lignes horaires tracées au sol.

L’idée remonte à 1913. L’astronome Camille Flammarion propose alors d’utiliser l’obélisque pour créer un cadran solaire monumental. La Première Guerre mondiale interrompt le projet.

Dans les années 1930, l’idée est reprise par Daniel Roguet avec l’appui de la Société astronomique de France. La Seconde Guerre mondiale met une nouvelle fois le projet en sommeil.

Le projet revient à la fin des années 1990. Les comptes rendus de la Commission des cadrans solaires de la Société astronomique de France documentent encore sa préparation en 1998, et le cadran est finalement réalisé en 1999.

Son intérêt pour BDH est justement là : ce n’est pas un vestige ancien, mais une trace matérielle contemporaine qui relie un monument antique, une idée scientifique du début du XXe siècle et un aménagement parisien de la fin du millénaire.

Attention : le cadran indique l’heure solaire, pas directement l’heure légale affichée sur ton téléphone.

Sources et vérification

Solidité de l’affirmation historique

Bien documenté

Plusieurs sources sérieuses et concordantes permettent d’étayer l’histoire, mais il peut manquer une preuve primaire ou absolument décisive.

Vérification sur place : mars 2019Cette date concerne la dernière vérification sur le terrain, indépendamment du niveau de preuve historique.

Sources et bibliographie

  1. Société astronomique de France — Commission des cadrans solaires, compte rendu d’octobre 1998 : projet de cadran pour la place de la Concorde, proposé initialement par Camille Flammarion en 1913.
  2. Société astronomique de France — Cadran Info n°6 : réalisation du cadran utilisant l’obélisque comme gnomon.
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