Les chiffres romains et les repères de bronze autour de l’obélisque de Louxor ne sont pas décoratifs. Ils appartiennent à un immense cadran solaire dont l’obélisque sert de gnomon : son ombre se déplace sur la place et vient rencontrer les lignes horaires tracées au sol.
L’idée remonte à 1913. L’astronome Camille Flammarion, fondateur de la Société astronomique de France, propose alors d’utiliser l’obélisque pour créer un cadran solaire monumental. La Première Guerre mondiale interrompt le projet.
Dans les années 1930, l’idée est reprise par Daniel Roguet, architecte de l’observatoire de Juvisy, avec l’appui de la Société astronomique de France et des services de la Ville de Paris. Des essais sont réalisés avant que la Seconde Guerre mondiale ne mette une nouvelle fois le projet en sommeil.
Il faut attendre le 21 juin 1999, jour du solstice d’été, pour que le cadran soit finalement installé. Autour de l’obélisque apparaissent des lignes horaires, des courbes liées aux solstices et aux équinoxes, des chiffres romains et des centaines de repères de bronze.
Le résultat est assez savoureux : un monument égyptien vieux de plus de trois millénaires est devenu, plus de 160 ans après son installation à Paris, l’aiguille d’une horloge géante.
Attention tout de même : le cadran indique l’heure solaire, pas directement l’heure légale affichée sur ton téléphone. La position du Soleil, la saison et les corrections horaires font toute la différence.





Frattini
20 février 2024 à 12 h 44 minPour effectuer une correction entre l’heure lue sur le cadran solaire et l’heure moyenne (celle de nos montres décalée d’une heure ou deux en fonction de l’heure d’hiver ou d’été), il faut utiliser l’équation du temps.
Elle est parfois fourni sus forme de graphique ou d’analemme sur certains cadrans solaires.
https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89quation_du_temps#:~:text=L'%C3%A9quation%20du%20temps%20est,un%20quart%20d'heure%20environ.
Gino
20 février 2024 à 20 h 30 minMerci Fabrice pour cette précision qui complète la brève !