Le plus grand cadran solaire au monde, Place de la Concorde

Date : 21 juin 1999

Passant curieux ou touriste de passage, avez-vous déjà remarqué les imposants chiffres romains qui ornent les pavés de la Place de la Concorde ? Ils font partie d’un gigantesque cadran solaire horizontal dont la fameuse obélisque de Louxor fait office de gnomon (aiguille du cadran solaire). Mis en place en 1999, dans le cadre des festivités du passage au nouveau millénaire, ce cadran avait été pensé, dès 1913, par l’astronome Camille Flammarion, initiateur de la S.A.F (Société Astronomique de France), repris, en 1939, par Daniel Roguet, architecture de l’observatoire de Juvisy. Les deux guerres mondiales de 14 et de 39 mirent fin au projet par 2 fois. Il fallut attendre le 21 juin 1999 (solstice d’été), jour de l’inauguration du cadran solaire, pour que l’idée devienne réalité. Les lignes du cadran partent de l’obélisque, traversent la Place de la Concorde pour se transformer en marquage de bronze avec l’apparition de chiffres romains aux extrémités indiquant l’heure solaire (du VII au XVII). Théoriquement, à toute heure de la journée, lorsque le soleil est présent, il suffit de suivre la ligne d’ombre au sol provenant de l’obélisque jusqu’aux intervalles matérialisés par les chiffres romains pour connaitre l’heure. L’exactitude de l’information est fonction de la date, car seulement quelques moments clés de l’année permettent de connaitre la bonne heure (au cours des solstices et des équinoxes). Nous avons fait le test le jour de notre passage (hors solstices et équinoxes) mais l’heure solaire ne correspondait pas à l’heure de notre montre. Ce résultat a également été observé par visites-guidées.net.

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A propos de l’auteur : Victor

Rédacteur et créateur de Brèves d’Histoire

Victor

Ma soif de savoir et de curiosité m'ont poussé à découvrir Paris d'une autre façon, à travers ces petits vestiges, trop souvent ignorés, qui, pourtant, font partie intégrante du patrimoine de la ville et racontent des histoires passionnantes, parfois tragiques, parfois loufoques.