1er arrondissement · Les Halles

Les Halles d’autrefois survivent sur les murs du Cochon à l’Oreille

Au 15 rue Montmartre, les murs du Cochon à l’Oreille conservent de grands panneaux en céramique représentant les anciennes Halles. Leur décor est protégé depuis 1984.

15 rue Montmartre, paris

Début du XXe siècle

Vérification sur place :
mars 2019
Les Halles d’autrefois survivent sur les murs du Cochon à l’Oreille

À regarder sur place

  • À l’intérieur, repère les grands panneaux consacrés aux Halles : Saint-Eustache au matin, l’arrivée du train rue Baltard et la scène après le coup de cloche. Observe aussi les frises de céramique qui relient l’ensemble.

Au 15 rue Montmartre, le décor intérieur du Cochon à l’Oreille est un véritable album des anciennes Halles. Des panneaux de céramique couvrent les murs et montrent le quartier au travail au début du XXe siècle.

La notice Mérimée indique qu’un café s’installe ici vers 1900, d’abord sous le nom de Halles-Bar. Le décor est réalisé par les faïenceries de Sarreguemines, avec Boulenger comme céramiste et Ringuet et fils comme maîtres d’œuvre.

Trois grands panneaux représentent « Les Halles le matin devant l’église Saint-Eustache », « Arrivée du train 1, rue Baltard à 1 heure du matin » et « Les Halles après le coup de cloche ». Un quatrième panneau provenant du Café de la Poste, rue de la Grande-Truanderie, rejoint l’établissement en 1982.

L’ancienne fiche avançait la date précise de 1914. Les sources patrimoniales consultées situent le décor au début du XXe siècle sans confirmer cette année exacte : je retire donc la précision. La devanture et le décor intérieur sont inscrits au titre des monuments historiques depuis 1984.

Détail du vestige Les Halles d’autrefois survivent sur les murs du Cochon à l’Oreille
Détail à observer sur place.
Sources et vérification

Solidité de l’affirmation historique

Établi

Les éléments importants sont directement documentés par une ou plusieurs sources particulièrement solides : archives, document primaire, base patrimoniale officielle ou ensemble de sources indépendantes ne laissant pratiquement aucune incertitude significative.

Vérification sur place : mars 2019Cette date concerne la dernière vérification sur le terrain, indépendamment du niveau de preuve historique.

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Commentaires4Voir ou ajouter un commentaire
  • Dimitri Daskalides
    4 avril 2018 à 13 h 22 min

    Ce bistrot appelé Le Singe Pélerin » en 1830 y a abrité l’inventeur de la frite en bâtonnets. Jean Frédéric Krieger, né en Bavière. Il y a travaillé comme apprenti cuisinier entre 1830 et 1834 ou il appris l’art de la friture dont la pomme de terre alors coupée alors en rondelles. Jean Fredéric partis en Belgique et ensuite avec son Père Frédéric, et ses frères Pierre et Georges, ils transformeront les rondelles en bâtonnets quatre ans en 1838 lors de la foire de la Batte à Liège en Belgique et populariseront leurs frites dans les foires etr Kermesses en Belgique dans leurs fameuses barraques restaurants ambulantes sous la marque »Fritz » ( contraction de Friedriech et frites L’origine de la Frite est née à Paris mais en rondelle vendues dès1790 mais a grandi en Belgique pour atteindre sa taille adulte en bâtonnet en 1838 Ce bistrot mérite une plaque pour l’indiquer aux touriste….
    Fritz en 1935

    • gino
      5 avril 2018 à 10 h 24 min

      Bonjour Dimitri, merci pour ce complément très intéressant ! Doit-on comprendre que Le Singe Pélerin est l’ancêtre du « Cochon à l’Oreille » ? Merci.

  • Christian
    26 avril 2019 à 12 h 26 min

    effectivement,ce bistro parisien…car c’était un bistro c’est appelé le bistro des halles le nom figurait sur le carrelage du sol,à l’entrée.puis en 1973,il devint le singe pelerin,et enfin le cochon à l’oreille en 1980.il ouvrait à 4h du matin ….ouverture très attendue par les « gars » des halles qui eux avaient démarrés leur journée entre 1h et 2h du matin.

    • gino
      26 avril 2019 à 22 h 30 min

      Merci Christian pour ce complément d’information. Il reste logique que ce « bistro » ouvre ses portes au moment de la pause des marchands en pic d’activité dès 4h du matin. Difficile à imaginer de nos jours dans un quartier complètement repensé depuis 🙂

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