Face au 86 boulevard Arago, une petite structure métallique verte subsiste au bord du trottoir. C’est la dernière vespasienne encore conservée dans l’espace public parisien.
Les urinoirs publics se développent à Paris au XIXe siècle, notamment sous l’impulsion du préfet Rambuteau. Leur surnom renvoie à l’empereur romain Vespasien, célèbre pour avoir taxé la collecte de l’urine — pas pour avoir inventé les urinoirs, contrairement à une légende tenace.

Ces édicules deviennent rapidement un élément banal du paysage parisien. Leur forme évolue, avec des modèles à une ou plusieurs places et des parois destinées à préserver un minimum d’intimité. Au XXe siècle, ils disparaissent progressivement au profit d’équipements sanitaires plus modernes.
La Ville de Paris a restauré la vespasienne du boulevard Arago en 2023. Elle reste ainsi le dernier témoin facilement identifiable d’un mobilier urbain qui se comptait autrefois par centaines. Une survivante discrète d’une époque où le confort public avait une allure nettement plus métallique.





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