Au milieu des tombes du cimetière du Montparnasse, une tour ronde coiffée d’un toit conique ressemble presque à un petit bâtiment de service. C’est pourtant le moulin de la Charité, l’un des derniers témoins du paysage rural de la plaine de Montrouge.
La notice des Monuments historiques situe sa construction dans la première moitié du XVIIe siècle. Le moulin est associé aux frères de la Charité, ou frères de Saint-Jean-de-Dieu, qui exploitaient des terres dans ce secteur. La date précise de 1661, souvent reprise, n’est pas suffisamment étayée par la source institutionnelle consultée pour être conservée comme une certitude.
Après la Révolution, l’ancien moulin connaît d’autres usages, notamment comme guinguette. Lorsque le cimetière du Sud — futur cimetière du Montparnasse — s’agrandit en 1824, la tour est intégrée à l’enceinte funéraire et devient ensuite le logement du gardien.
Ses ailes ont disparu depuis longtemps, mais la tour subsiste. Classée au titre des monuments historiques le 2 novembre 1931, elle ne se visite que de l’extérieur. Entre les sépultures, elle rappelle surtout qu’avant les boulevards et les immeubles, le vent faisait tourner ici toute une série de moulins.





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