À droite de la façade de Notre-Dame-du-Travail, une cloche de plus d’une demi-tonne raconte une histoire qui commence très loin du quartier de Plaisance : à Sébastopol, pendant la guerre de Crimée.
La documentation de la paroisse et les travaux de la Ville de Paris concordent sur l’essentiel : en 1865, lors de l’agrandissement de l’ancienne église Notre-Dame-de-Plaisance, Napoléon III offre à la paroisse une cloche de 552 kg prise au siège de Sébastopol. Elle devient rapidement l’un des objets les plus singuliers de la paroisse.
À la fin du XIXe siècle, l’ancienne église est devenue trop petite. Le père Soulange-Bodin lance alors une souscription nationale pour construire un nouvel édifice consacré au monde du travail. Une affiche dessinée par Étienne Moreau-Nélaton en 1897 appelle explicitement les « Travailleurs de France » à apporter leur pierre à Notre-Dame-du-Travail.

L’ancienne église est ensuite désaffectée puis démolie au début du XXe siècle, mais la cloche est conservée avec la nouvelle paroisse. Elle relie ainsi directement le Paris ouvrier de Plaisance à un épisode de la guerre de Crimée. Une drôle de trajectoire pour 552 kilos de bronze : Sébastopol, Plaisance, puis le XIVe arrondissement.





JB
16 mars 2019 à 13 h 41 mincette cloche à été rendue discrètement à la ville de Sevastopol et elle n’est plus à Paris depuis un bon moment déjà…
gino
16 mars 2019 à 20 h 43 minBonsoir, merci pour votre commentaire. Avez-vous des sources qui pourraient confirmer cela ? Merci d’avance.