Derrière les projections monumentales de l’Atelier des Lumières, la grande halle conserve les volumes et plusieurs équipements d’une ancienne usine : la fonderie du Chemin-Vert, créée en 1835 par les frères Plichon.
La fonderie fabrique alors des pièces en fonte destinées notamment à la marine et au chemin de fer. À la fin du XIXe siècle, l’entreprise occupe plus de 3 000 m² et produit des pièces pouvant atteindre plusieurs tonnes. Quatre générations de la famille Plichon se succèdent dans les lieux.
La crise de 1929 précipite le déclin de l’affaire. La société est finalement dissoute en 1935 et les bâtiments passent à la famille Martin, qui y installe une activité de machines-outils jusqu’en 2000.
Lorsque Culturespaces transforme la friche en centre d’art numérique, les grandes structures industrielles ne disparaissent pas complètement. Réservoir, bassin, grande halle et anciennes portes restent lisibles sous les images projetées. Autrement dit, même quand Van Gogh recouvre les murs, la fonderie n’est jamais très loin dessous.





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