Sur la butte, les moulins, les cultures et les carrières ont longtemps participé au paysage. Plus à l’est, la plaine et les routes de La Chapelle dessinaient d’autres circulations. La géographie explique déjà une partie des différences que l’on retrouve en marchant.
L’arrivée du chemin de fer change fortement le secteur. Les rails prennent de la place, les activités se développent et les populations se renouvellent. En 1860, l’extension de Paris intègre ces territoires à la capitale. Les rues ne recommencent pourtant pas leur histoire le jour où les limites changent.
Les vies artistiques, ouvrières et politiques du 18e se sont construites dans ces paysages. Une ancienne gare remet le quartier en mouvement ; une entrée de métro renseigne sur une autre étape des déplacements. Entre deux points connus, prendre une petite rue permet aussi de mesurer les pentes et les coupures qui ont organisé la vie des habitants. Il reste beaucoup de place pour l’histoire de La Chapelle dans une sortie qui avait commencé du côté de Montmartre.