À travers la grille du 51 rue du Borrégo, derrière Notre-Dame-des-Otages, on distingue une porte carcérale accompagnée d’une grille et d’un fragment de mur. Ces éléments appartiennent à un mémorial constitué à partir de cellules de l’ancienne prison de la Grande Roquette.
L’historique publié par le diocèse de Paris indique que des cellules de la Grande Roquette furent démontées lors de la disparition de la prison, en 1900, puis reconstituées dans la cour du patronage. La chronologie précise du transfert est toutefois formulée de manière ambiguë dans cette source ; le point solide est la provenance des éléments carcéraux, pas la date exacte de leur remontage.
Le mémorial fut ensuite reconfiguré en 1962 ; depuis, il n’en subsiste plus qu’une porte, une grille et une partie du mur. Le musée Carnavalet conserve par ailleurs des photographies et dessins des cellules de la Grande Roquette, notamment de la porte de la cellule de Mgr Darboy. Ils documentent l’aspect des portes de la prison, mais ne permettent pas d’identifier la porte du Borrégo comme celle de Darboy.
Le vestige raconte donc moins une cellule intacte qu’un déplacement de mémoire : de la prison vers un mémorial, puis d’un mémorial complet vers les quelques éléments encore visibles aujourd’hui.





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