Dans les socles de certains réverbères du Pont-Neuf, de petites portes métalliques rectangulaires passent presque inaperçues. Elles appartiennent clairement à l’histoire technique de l’éclairage du pont, mais leur fonction exacte mérite d’être distinguée de ce que l’on suppose.

La photographie de Charles Marville conservée au musée Carnavalet apporte un point solide : entre 1858 et 1871, un dispositif rectangulaire comparable existe déjà dans le piédestal d’un réverbère du Pont-Neuf. Ces trappes ne sont donc pas une invention récente.
À la même époque, l’éclairage public parisien fonctionne largement au gaz. La Ville de Paris rappelle que les réverbères au gaz se développent au milieu du XIXe siècle, tandis que le musée Carnavalet documente le travail des allumeurs, qui actionnent le robinet du brûleur à l’aide d’une longue perche.
En revanche, je n’ai pas trouvé de source technique établissant que ces trappes précises contenaient un robinet de coupure, comme l’affirmait l’ancienne fiche. La DHAAP a donc été contactée le 21 septembre 2026. En attendant sa réponse, la seule certitude est plus simple : ces accès techniques faisaient déjà partie des réverbères du Pont-Neuf au XIXe siècle.




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