Dans le sentier du Tir à Malakoff, un vieux lampadaire continue de faire de la résistance. Il s’appelle Léon et la documentation patrimoniale de la Ville de Malakoff le présente comme le seul lampadaire d’Île-de-France fonctionnant encore au gaz de ville.
Le sentier lui-même est une ancienne voie aujourd’hui piétonne. La municipalité rappelle qu’à partir de 1925, Malakoff systématise le pavage et l’éclairage de ses voies. Léon témoigne de cette époque où le gaz fait encore partie du paysage nocturne.
Sur sa lanterne figurent les noms de trois pionniers de l’éclairage au gaz : Philippe Lebon, William Murdock et Carl Auer von Welsbach. Son surnom, en revanche, garde une part de mystère : même les sources locales ne donnent pas d’origine certaine au prénom « Léon ».
Le lampadaire a survécu à l’électrification grâce à la mobilisation locale. Les données touristiques du Département des Hauts-de-Seine, mises à jour en 2025, le décrivent encore comme brûlant au gaz jour et nuit afin de préserver son mécanisme.
Une précision s’impose toutefois : le présenter comme le « dernier réverbère à gaz de France » va trop loin. Des sources signalent d’autres survivants ailleurs dans le pays. La formulation solide est donc dernier réverbère à gaz d’Île-de-France — ce qui est déjà une belle performance pour un lampadaire centenaire.





DESGRANGE
30 juin 2018 à 13 h 07 minQuel est le lien entre le réverbère « Léon » et monsieur N…prénommé Léon ?
« Mon grand-père », m’a dit un monsieur rencontré par hasard sur le site. Je n’ai pas eu le réflexe de lui poser la question ci-dessus.
Employé du gaz ? Fondateur de l’association qui défend le maintien de ce dernier bec de gaz ?
gino
30 juin 2018 à 23 h 11 minBonjour,
Je vous avoue ne pas avoir de réponse à vous apporter. Lors de mes recherches, je n’ai pas relevé de Mr Léon qui aurait pu prêté son prénom à ce réverbère mais peut-être ais-je loupé une information importante… Avis à la communauté 😉