Sous le Dôme des Invalides, le tombeau de Napoléon Ier ne fait pas vraiment dans la discrétion. Pourtant, à quelques dizaines de mètres, un souvenir beaucoup plus sobre de sa première sépulture est presque invisible : les dalles de pierre de sa tombe à Sainte-Hélène.
Napoléon meurt le 5 mai 1821 et est enterré dans la vallée du Géranium. Sa fosse est protégée par plusieurs couches de maçonnerie. Au niveau du sol, trois dalles anonymes marquent la tombe ; une autre dalle ferme le caveau plus profondément.
Le 15 octobre 1840, lors de l’exhumation organisée pour le Retour des Cendres, ces pierres sont retirées avant l’ouverture du caveau. Le corps est ramené en France et arrive aux Invalides le 15 décembre. Il ne rejoint son tombeau définitif sous le Dôme qu’en 1861.
Les dalles de Sainte-Hélène ont elles aussi été rapportées en France. Le Musée de l’Armée indique qu’elles restent à Cherbourg jusqu’en 1909, avant d’intégrer ses collections. Transférées en 1978 dans le jardin attenant à l’église, elles peuvent être aperçues depuis le corridor de Nîmes.
À côté du sarcophage monumental, ces pierres brutes ont presque l’air de s’être trompées de musée. C’est justement leur intérêt : elles ramènent Napoléon à la simplicité de la tombe qui l’a recouvert pendant dix-neuf ans sur une île perdue de l’Atlantique.





Chateauneuf Vivian
12 mars 2018 à 11 h 09 minJ’étais à Paris pour quelques jours et je me suis rendu sur cette pierre tombale….elle est actuellement totalement accessible dans le jardin en face de la boutique de souvenirs à la suite du salon de thé « Angelina » ….elle et même bien dégagée de certains buissons encombrants….J’ai pu en faire une belle photo
gino
16 mars 2018 à 17 h 10 minMerci Vivan pour ton message. Effectivement, depuis mon passage, on peut observer la pierre tombale librement, aucune barrière, filet de sécurité n’est présent, étrangement. Je ne sais pas si ça va durer éternellement, mieux vaut en profiter. Avis aux amateurs 😉