Détails

  • Lieu-dit :
    Jardin d’Agronomie Tropicale René-Dumont
  • Adresse :
    45bis Avenue de la Belle Gabrielle
  • Date/période du vestige :
    1900
  • Droit d'accès :
    Gratuit

Inaccessible

Accessibilité aujourd’hui : 9 h 30 min - 20 h 00 min Toggle weekly schedule
  • Lundi

    9 h 30 min - 20 h 00 min

  • Mardi

    9 h 30 min - 20 h 00 min

  • Mercredi

    9 h 30 min - 20 h 00 min

  • Jeudi

    9 h 30 min - 20 h 00 min

  • Vendredi

    9 h 30 min - 20 h 00 min

  • Samedi

    9 h 30 min - 20 h 00 min

  • Dimanche

    9 h 30 min - 20 h 00 min

  • 24 juin 2026 23 h 41 min

Description

Derrière la végétation du Jardin d’Agronomie Tropicale René-Dumont, la serre du Dahomey ressemble presque à une cabane oubliée. Sa porte étroite, ses maçonneries rugueuses, son décor sculpté et les poteaux dressés devant elle donnent l’impression d’un décor fragile, à moitié repris par le jardin. C’est pourtant l’un des vestiges les plus parlants du passé colonial du site.
Serre du Dahomey au Jardin d’Agronomie Tropicale René-Dumont
La serre du Dahomey vue sur sa porte étroite.
La notice Mérimée du ministère de la Culture rappelle que ce jardin d’essai colonial est fondé en 1899 à l’extrémité est du bois de Vincennes, en lisière de Nogent-sur-Marne. La Ville de Paris précise qu’on y cultivait notamment des plants de café, de cacaoyer, de vanille ou de bananiers sous serre, avant leur expédition vers différentes colonies.
Panneau explicatif de la serre du Dahomey
Le panneau patrimonial du parcours historique identifie la serre du Dahomey et résume son itinéraire depuis 1900.
La serre ne vient pas seulement de l’exposition coloniale de Nogent de 1907. D’après Mérimée, la serre du Dahomey et le pavillon de la Réunion avaient déjà été récupérés de l’Exposition universelle de 1900. La petite silhouette visible aujourd’hui condense donc plusieurs vies : décor d’exposition, outil d’acclimatation végétale, puis trace patrimoniale dans un jardin devenu public.
Serre du Dahomey au Jardin d’Agronomie Tropicale René-Dumont
Vue latérale de la structure, entre treillage, maçonnerie et végétation.
Le panneau visible sur place ajoute un détail précieux : la serre aurait été construite pour l’Exposition universelle de 1900, au Trocadéro, puis implantée dans le jardin colonial. Il indique aussi que ses vitrages sont d’origine et que ses parties maçonnées ont été réalisées au Jardin colonial. Ces informations de terrain restent à lire comme une signalétique patrimoniale locale, utile pour comprendre ce que l’on a sous les yeux.
Détail sculpté de la serre du Dahomey
Détail du décor sculpté au sommet de la serre du Dahomey.
Autour de la serre, les poteaux sculptés dits “fétiches” dahoméens rappellent l’ambiguïté du lieu. Ils attirent l’œil par leur force plastique, mais ils renvoient aussi au vocabulaire et aux mises en scène coloniales de l’époque.
Serre du Dahomey au Jardin d’Agronomie Tropicale René-Dumont
La serre du Dahomey vue depuis les poteaux sculptés du Jardin d’Agronomie Tropicale René-Dumont.
Ici, le vestige n’est pas seulement pittoresque : il oblige à regarder comment l’architecture, les plantes et les objets ont servi à fabriquer un récit de domination. Le plus frappant, lors de la visite, c’est ce contraste entre la modestie du bâtiment et le poids de ce qu’il raconte. Une petite serre envahie par les feuilles suffit à faire remonter tout un système : les expositions universelles, l’agronomie coloniale, les pavillons déplacés, puis la lente transformation d’un ancien jardin d’essai en lieu de promenade et de mémoire.
Serre du Dahomey au Jardin d’Agronomie Tropicale René-Dumont
La petite serre apparaît comme une construction fragile, reprise par la végétation du jardin.
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