12ème arrondissement · Bois de Vincennes · Parcs et jardins

Le monument colonial de 1922 repose aujourd’hui en cinq morceaux

Près de l’entrée du jardin tropical, cinq sculptures posées au sol sont les restes d’un monument officiel à la gloire de l’expansion coloniale française, inauguré en 1922 puis plusieurs fois déplacé.

45 Avenue de la Belle Gabrielle, 75012 Paris, France

1922 / démonté en 1958

Vérification sur place :
mars 2019
Le monument colonial de 1922 repose aujourd’hui en cinq morceaux

À regarder sur place

  • Repère les cinq éléments séparés : la République, le trophée au coq gaulois et au globe, puis les figures allégoriques représentant des territoires colonisés. Leur disposition au sol contraste avec la monumentalité recherchée à l’origine.

À quelques pas de l’entrée du Jardin d’Agronomie Tropicale, cinq sculptures reposent aujourd’hui presque au niveau du sol. Elles formaient autrefois un seul ensemble : le Monument à la gloire de l’expansion coloniale française.

Le projet est lancé par La Dépêche coloniale illustrée en 1909, relancé en 1913 puis confié au sculpteur Jean-Baptiste Belloc. Après sa mort en 1919, l’œuvre est achevée et finalement inaugurée en 1922 dans le jardin colonial. Ce même jardin conserve aussi la serre du Dahomey, témoin de sa fonction d’essai agricole.

Le monument n’en finit ensuite plus de déménager. Pour l’Exposition coloniale de 1931, il est installé face au musée des Colonies à la Porte-Dorée et réinauguré le 14 mai 1932. Il est ensuite déplacé sur l’esplanade du château de Vincennes pour laisser place au monument à la mission Marchand.

En 1958, l’ensemble est retiré, démonté en cinq parties et ramené au jardin tropical. La République, le coq posé sur le globe et les figures allégoriques des colonies sont désormais séparés. Un monument qui devait célébrer la puissance impériale a fini littéralement en morceaux : difficile de trouver une mise en scène plus involontairement parlante.

Détail du vestige Le monument colonial de 1922 repose aujourd’hui en cinq morceaux
Détail à observer sur place.
Sources et vérification

Solidité de l’affirmation historique

Établi

Les éléments importants sont directement documentés par une ou plusieurs sources particulièrement solides : archives, document primaire, base patrimoniale officielle ou ensemble de sources indépendantes ne laissant pratiquement aucune incertitude significative.

Vérification sur place : mars 2019Cette date concerne la dernière vérification sur le terrain, indépendamment du niveau de preuve historique.

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