À quelques pas de l’entrée du Jardin d’Agronomie Tropicale, cinq sculptures reposent aujourd’hui presque au niveau du sol. Elles formaient autrefois un seul ensemble : le Monument à la gloire de l’expansion coloniale française.
Le projet est lancé par La Dépêche coloniale illustrée en 1909, relancé en 1913 puis confié au sculpteur Jean-Baptiste Belloc. Après sa mort en 1919, l’œuvre est achevée et finalement inaugurée en 1922 dans le jardin colonial. Ce même jardin conserve aussi la serre du Dahomey, témoin de sa fonction d’essai agricole.
Le monument n’en finit ensuite plus de déménager. Pour l’Exposition coloniale de 1931, il est installé face au musée des Colonies à la Porte-Dorée et réinauguré le 14 mai 1932. Il est ensuite déplacé sur l’esplanade du château de Vincennes pour laisser place au monument à la mission Marchand.
En 1958, l’ensemble est retiré, démonté en cinq parties et ramené au jardin tropical. La République, le coq posé sur le globe et les figures allégoriques des colonies sont désormais séparés. Un monument qui devait célébrer la puissance impériale a fini littéralement en morceaux : difficile de trouver une mise en scène plus involontairement parlante.





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