Sur la façade parfaitement ordonnée de l’Hôtel de Crillon, place de la Concorde, une colonne raconte un épisode beaucoup moins sage : elle remplace celle qui a été abattue pendant les combats de la Libération de Paris.
Le 26 août 1944, le secteur reste dangereux malgré la libération de la capitale. Des photographies conservées par Paris Musées documentent les tirs du char Flibustier de la 2e DB sur la cinquième colonne de la façade du Crillon. Un autre cliché montre un tronçon de cette colonne effondré sur une voiture.
La colonne visible aujourd’hui est donc une reconstruction. En la comparant à ses voisines, on peut percevoir une différence de matière et de patine : la façade a retrouvé sa symétrie, mais l’épisode de 1944 reste lisible pour qui sait où regarder.
Une histoire souvent répétée raconte que l’équipage aurait pris au pied de la lettre l’expression « cinquième colonne ». Les photographies attestent bien le tir et la destruction ; le délicieux quiproquo, lui, est beaucoup moins solidement documenté. Autant laisser les archives gagner ce duel.





fredthuillier
15 décembre 2020 à 7 h 47 minUne anecdote digne de la VIIème Compagnie. 🙂
Gino
15 décembre 2020 à 22 h 04 minBelle référence ! C’est vrai que cette histoire est rocambolesque. 🙂