Le domaine du Temple et les établissements religieux ont marqué ce territoire avant la multiplication des hôtels particuliers. Avec l’urbanisation, des terrains sont divisés, des rues ouvertes, des maisons bâties. Le quartier s’est ensuite rempli de métiers et de nouveaux habitants. Les bâtiments ont souvent dû s’adapter.
Cette histoire se voit dans l’organisation des cours et dans les transformations des immeubles. Une belle symétrie peut même cacher un arrangement. Au musée d’art et d’histoire du Judaïsme, une aile de la cour est une fausse façade : l’effet est convaincant jusqu’à ce qu’on commence à regarder les fenêtres.
Lors de mon enquête dans le quartier, cette cour m’a conduit jusqu’aux caves de la galerie Saphir, rue du Temple. J’y ai découvert des salles voûtées et un puits. Leur lien exact avec l’ancienne enceinte reste à confirmer. Le lieu montre bien ce qui se joue ici : des constructions réutilisées, des histoires qui se recoupent et parfois une question encore ouverte sous un bâtiment très actuel.