Entre les hauteurs et la Seine, les maisons, les jardins et les voies occupaient les terrains selon d’autres besoins que ceux des grandes avenues. L’urbanisation a transformé ces noyaux anciens. Elle les a rapprochés sans donner partout la même largeur aux rues ni la même orientation aux bâtiments.
Le train était arrivé avant l’annexion : la ligne d’Auteuil ouvre en 1854. Les gares mettent ces territoires en relation avec d’autres quartiers. Une partie de ces équipements a ensuite perdu sa fonction ferroviaire, tout en restant présente dans le paysage.
Un escalier d’ancienne gare devient alors une question très simple : vers quoi descendait-on ? À qui servait ce passage ? La réponse remet du mouvement dans une maçonnerie qui pourrait sembler banale. À Auteuil, des marches conservées ramènent ainsi au temps où l’on venait attendre quelqu’un à la descente du train. Le lieu trouve sa place dans l’histoire du quartier : des villages que la voie ferrée avait déjà rapprochés de Paris.