Au tournant du XIXe siècle, les galeries et les passages couverts offrent une autre façon de parcourir Paris. On y trouve des commerces, des lieux de spectacle et des restaurants, à l’abri de la boue et de la pluie. La ville construit ainsi des raccourcis qui sont aussi des adresses.
Dans le Sentier, le travail du textile a occupé les immeubles et leurs cours. Un peu plus loin, la Bourse donnait un cadre monumental aux échanges financiers. Acheter, fabriquer et négocier pouvaient donc se faire à quelques rues de distance, dans des bâtiments de tailles très différentes.
Les traces qui restent ne sont pas toutes de grandes enseignes. Une peinture recouverte, une entrée assez large pour le passage des marchandises, une cour profonde peuvent faire naître une question. C’est là que commence l’enquête : retrouver un usage, puis les personnes et l’activité qui allaient avec. La prochaine fois que tu traverseras le quartier, regarde aussi ce qui se trouve au-dessus et derrière les vitrines.