Censure révolutionnaire à l’Eglise Saint-Sulpice

Période : Révolution française

Pour connaitre avec précision la date des fêtes de Pâques, le curé de l’Eglise de Saint-Sulpice, Languet de Gergy, décida d’établir un repère astronomique au sein de l’église. Il confia à l’horloger anglais Henri de Sully  la construction d’un gnomon et le tracé d’une méridienne. Malheureusement, de Sully mourut peu avant le début des travaux et ce fut à Pierre Charles Le Monnier, de l’Académie des Sciences, de reprendre le flambeau.

Le piédestal du gnomon porte plusieurs inscriptions en latin et en français dont l’explication de sa construction et les remerciements à destination du royaume, de l’Eglise et l’Académie des Sciences. Les allusions au Roi et à ses ministres furent tout bonnement effacées durant la Révolution ce qui expliquent le marbre martelé sur une bonne partie du piédestal.

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2Rue Palatine, Paris
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Visible sur le piédestal du gnomon de l'Eglise Saint-Sulpice : Ouverte tous les jours, 7h30-19h30.

A propos de l’auteur : Victor

Rédacteur et créateur de Brèves d’Histoire

Victor

Ma soif de savoir et de curiosité m'ont poussé à découvrir Paris d'une autre façon, à travers ces petits vestiges, trop souvent ignorés, qui, pourtant, font partie intégrante du patrimoine de la ville et racontent des histoires passionnantes, parfois tragiques, parfois loufoques.

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