La Tour du Vert Bois, vestige d’une enceinte fortifiée

Date : 12ème siècle

Remontons aux premières heures du prieuré de Saint-Martin-des-Champs, catapultés à l’époque mérovingienne (6-7ème siècle) là où, au milieu des champs, dans le nord de Paris sur la route tracée par les romains à destination de Saint-Denis, se tenait un monastère dédié à Saint-Martin, évêque de Tours. Complètement détruit durant les invasions normandes de 840, le lieu retrouva une seconde vie en 1060 durant le règne d’Henri Ier où une abbaye a été érigé pour les chanoines de l’ordre d’Aix-la-Chapelle. En 1079, le fils du roi confia les lieux à l’ordre de Cluny qui permit au monastère de bénéficier de soutiens financiers importants de la part de bourgeois et seigneurs qui léguèrent terres, maisons ou moulins pour rentrer dans l’ordre de Cluny ou recevoir quelques prières salvatrices. Le prieur de Saint-Martin-des-Champs tenait un rôle important dans la cité jusqu’à devenir ambassadeur du pape au sein du royaume. Au XIIème siècle, le prieuré était protégé par une enceinte fortifiée où la Tour du Vert Bois, aujourd’hui visible à l’angle des rues saint-Martin et du Vert Bois, constituait une tour d’angle au nord est, utilisée comme prison par le tribunal ecclésiastique. Echappant de peu à la destruction dans le cadre de l’avancement de la façade du Conservatoire National des Arts et Métiers en 1877, elle fut finalement conservée et restaurée. Victor Hugo, en personne, est intervenu pour garantir la sauvegarde de la tour :

Démolir la tour ? Non. Démolir l’architecte ? Oui.  – Victor Hugo

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A propos de l’auteur : Cédric

Contributeur sur Brèves d’Histoire depuis 2016

Cédric

Passionné par Paris et son histoire, je découvre la ville au fil de mes balades depuis 6 ans et depuis 1 an à travers la vision de l'objectif de mon appareil photo. A 39 ans, je reste fasciné par les lieux magiques que recèle Paris et dont je ne me lasse pas.

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